Prévenir le stress thermique : conseils pratiques et astuces

Une fois que la température corporelle des vaches laitières a augmenté, il faut parfois attendre 24 h pour que leur température baisse à nouveau. Jusqu’en octobre, il convient donc de rester vigilant par rapport au risque de stress thermique. Mais comment agir concrètement pour prévenir le stress thermique ? Et comment en limiter les conséquences s’il apparaît malgré tout ? Lisez les conseils pratiques et astuces ci-dessous.

La température ambiante optimale pour la vache laitière oscille entre 5 et 20 degrés. L’humidité de l’air étant élevée en Belgique, des températures supérieures à 21 degrés peuvent déjà occasionner un certain stress thermique chez les vaches laitières !

Quelles sont les conséquences du stress thermique ?

Le stress thermique entraîne une baisse de la production laitière et est néfaste pour la fertilité des vaches laitières. En outre, le stress thermique constitue également un danger pour la santé, surtout chez les vaches en phase de transition. Au cours des 60 derniers jours de la gestation et des 30 premiers jours suivant le vêlage, de nombreux changements interviennent chez la vache et dans son environnement. Ces changements induisent un déficit énergétique ainsi qu’un recul de la résistance au moment du vêlage.

Au cours des périodes de stress thermique, le déficit énergétique et la baisse de résistance s’aggravent. Un trop grand déficit du bilan énergétique augmente le risque de contracter notamment une cétose ou une acétonémie et de subir des déplacements de la caillette. Une baisse de la résistance entraîne des maladies telles que des mammites et une inflammation de l’utérus.

Baisse de l’ingestion alimentaire et changement du métabolisme chez les vaches fraîches vêlées

L’un des effets les plus visibles du stress thermique est la baisse de l’ingestion alimentaire. La production laitière des vaches qui viennent de vêler baisse aussi. Toutefois, la diminution de la consommation d’aliments ne peut expliquer à elle seule la baisse de production aussi importante et un déficit énergétique aussi prononcé. En effet, la vache a besoin de beaucoup d’énergie pour maintenir sa température dans des limites adéquates. Pour ce faire, elle doit adapter son métabolisme.

Le glucose

Durant les périodes de stress thermique, la dépendance au glucose de la vache augmente. Le glucose est indispensable à la production de lait. La vache limite la combustion de graisse au minimum, car cette combustion produit une chaleur importante. Lorsque des vaches qui sont déjà à risque de consommer trop peu d’aliments subissent de surcroît un stress thermique au moment du vêlage, le déficit énergétique peut devenir très marqué.

Baisse de la résistance et stress thermique

Toutes les vaches et les génisses présentent une baisse de la résistance au moment du vêlage. Le stress thermique entraîne une nouvelle baisse de résistance chez les vaches taries et des fraîches vêlées ; ceci peut donner lieu à des maladies liées à la transition, telles que la mammite, et les vaches peuvent connaître des problèmes de l’utérus.

Le stress thermique chez les vaches taries

Le stress thermique a également des effets néfastes pendant la période de tarissement.

Ainsi, des études ont démontré que différents types de cellules immunitaires présentent une diminution fonctionnelle. Les études montrent que lors de la lactation suivante, les vaches produisent jusqu’à 5 kg de lait en moins par jour. Hormis sur la vache elle-même, le stress thermique a également des effets sur les veaux.

Les veaux nés de vaches exposées à un stress thermique pendant le tarissement présentent un poids plus faible à la naissance et un plus faible poids au sevrage ; ils ont besoin de 44% d’inséminations en plus par gestation et produisent jusqu’à 5 kg de lait en moins par jour au cours des 35 premières semaines de leur première lactation.

Conseils pratiques pour prévenir le stress thermique

Quatre outils peuvent être utilisés pour prévenir le stress thermique : les mouvements d’air, l’eau, l’ombre et le temps.

Les mouvements d’air et le temps

  • Utilisez le thermostat ou les minuteries pour enclencher la ventilation à partir de 20 degrés Celsius.
  • Orientez le ventilateur vers le sol selon un angle de 15 à 30 degrés et suspendez-le à une hauteur d’au moins 2,5 mètres du sol.
  • Veillez à assurer un courant d’air dans la direction dominante du vent.
  • Veillez à bien entretenir les ventilateurs : toute souillure incrustée peut réduire leur efficacité de 40%.
  • Évitez la surpopulation dans l’étable, car les vaches pourraient alors empêcher les flux d’air d’atteindre les autres membres du troupeau.
    • Au minimum une couche par vache, soit plus de 10 m2 par animal.
    • Au moins une place de nourrissage de ≥ 75 cm/vache (dans le cas des cornadis avec des places de 60-65 cm, cela correspond à quatre vaches pour cinq places).

L’eau et le temps

  • Veillez à fournir une quantité suffisante d’eau d’abreuvement (fraîche, propre et appétente).
    • Pour un abreuvoir ouvert, une longueur de 10 cm par vache.
    • Au moins deux places d’abreuvement par groupe.
    • Débit d’eau d’au moins 20 l/minute pour les abreuvoirs-auges.
  • Ne pas utiliser des gicleurs sans ventilation afin d’éviter tout effet de type sauna.
  • Activez les gicleurs en alternance pour permettre à la vache de laisser évaporer chaque fois l’eau présente sur le dos (par exemple les enclencher pendant deux minutes toutes les 15 minutes).

L’ombre

Évitez de laisser les vaches taries s’allonger sous le soleil brûlant. Prévoyez l’accès à une zone à l’ombre pour les vaches, ou rentrez-les dans l’étable.

Conseils pratiques pour réduire l’impact du stress thermique

  • Prévenez une baisse de l’ingestion en fournissant en continu une ration fraîche et appétante :
    • Pendant les périodes de stress thermique, la prévention des cétoses est extrêmement importante. À cet égard, il est essentiel que du propionate, la matière première du glucose, soit disponible dans le rumen de l’animal.
    • Nourrissez les animaux deux fois par jour ou nourrissez-les le soir, afin que les aliments restent frais plus longtemps.
    • Prévenez la baisse de résistance autour du vêlage.

Vous souhaitez en savoir plus sur la prévention du stress thermique chez vos vaches ? Contactez votre vétérinaire.

Source : Rijpert A (2018) Stress thermique: un risque d’avril en octobre. Lait & Elevage 5, 14-15.

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