Le stress thermique : n’oubliez pas vos vaches taries !

Nos vaches sont exposées au stress thermique 6 mois par an

La température optimale pour les vaches laitières se situe entre 5 et 20°C, selon la vitesse de circulation de l'air et le pourcentage d'humidité. Concrètement, on peut dire que dans notre pays, où l'humidité est généralement élevée, les températures supérieures à 20°C provoquent déjà un certain stress thermique. Les jours chauds (≥ 20°C) se situent entre avril et octobre. Il est donc important de mesurer et de gérer le stress thermique et d'en protéger votre bétail. Les vaches taries sont souvent négligées ici.

Les vaches taries souffrent également de stress thermique

De nombreux changements se produisent dans et autour de la vache au cours des 60 derniers jours de gestation et des 30 premiers jours après le vêlage. Ces changements conduisent à un bilan énergétique négatif et sont à l'origine d'une diminution de l’immunité autour du vêlage. En période de stress thermique, le bilan énergétique négatif et baisse de résistance s'aggravent avec des conséquences encore plus importantes. Le bilan énergétique négatif trop profond augmente le risque, entre autres, de cétose et de déplacement de la caillette. Une immunité réduite entraîne des maladies telles que la mammite, l'inflammation utérine et la rétention placentaire.

Les vaches en lactation souffrent plus rapidement du stress thermique que les vaches taries et ce en raison d’un métabolisme plus actif qui accompagne la production laitière. Pourtant, ce n’est certainement pas un luxe de prévenir le stress thermique chez les vaches taries. En effet, les effets suivants chez les vaches taries ont été démontrés :

  • Un affaiblissement de l’action des différents types de cellules de défense. On observe, pour la première ligne de défense, un effet négatif transmissible au cours des premières semaines de lactation.
  • Une production journalière plus faible au cours de la lactation suivante avec, dans certaines études, un écart de 5 kg de lait/jour. La cause probable est à rechercher dans un rétablissement et un développement de la mamelle moins bon pendant le tarissement.
  • Un risque élevé de maladies de transition telles que la mammite et la rétention placentaire.
  • Les veaux-nés de vaches ayant souffert de stress thermique pendant le tarissement :
    • Ont un poids de naissance et de sevrage plus faible ;
    • Ont besoin de 44 % d’inséminations en plus par gestation ;
    • Produisent jusqu’à 5 kg de lait par jour en moins au cours des 35 premières semaines de leur première lactation.


MESURER : pour chaque unité THI supplémentaire, l'ingestion en matière sèche diminue de 0,42 kg

Le degré de stress thermique est indiqué par l'indice de température et d'humidité (THI, Temperature-Humidity-Index). Vous pouvez calculer cela à l'aide du tableau ci-dessous. Pour chaque unité supplémentaire de THI, l'ingestion de matière sèche diminue de 0,42 kg. Il n'y avait pas de différences significatives entre les vaches taries et les vaches en lactation.

GÉRER : prévenir le stress thermique ou limiter ses conséquences

Conseils pratiques de prévention du stress thermique pendant le tarissement et la transition : 

  • Assurez-vous d’une vélocité d’air de 1,8 à 2,7 mètres par seconde au niveau du dos des vaches en enclenchant la ventilation à partir de 20°C
  • Évitez la surpopulation : des vaches en surnombre peuvent empêcher les flux d’air de circuler :
    • Au minimum 1 logette/vache ou plus de 10 m2 par animal ;
    • Au minimum 1 place de nourrissage de ≥75 cm/vache (pour les cornadis avec des places de 60-65 cm, cela revient à 4 vaches pour 5 places).
  • Veuillez fournir suffisamment d’eau d’abreuvement (fraiche, propre et appétente) :
    • Pour un abreuvoir ouvert, 8-10 cm de longueur d’abreuvoir par vache ;
    • Au minimum 2 places d’abreuvement par groupe ;
    • Un débit de 20 l/min pour les abreuvoirs-auges.

Conseils pratiques pour limiter les conséquences du stress thermique pendant le tarissement et la transition :

Fournir une ration savoureuse et fraîche, 24h/24 et 7j/7 :

  • Si nécessaire, nourrir 2x/jour ou
  • Nourrir le soir pour que les aliments restent frais plus longtemps

PROTEGER : le stress thermique augmente le risque de cétose

Prévenez un risque accru de cétose due au stress thermique. Les vaches au troisième vêlage et plus sont les plus sensibles à la cétose. Protégez ces animaux déjà en période de tarissement, notamment en période de stress thermique, et assurez un démarrage plus sain.

Votre vétérinaire peut vous prodiguer plus de conseils sur la façon de prévenir la cétose !


Références :

Rijpert A (2018) Le stress thermique : un risque d’avril en octobre. Lait & Elevage 5, 15-16.

Chang-Fung-Martel J et al. (2021) Negative relationship between dry matter intake and the temperature‑humidity index with increasing heat stress in cattle: a global meta‑analysis. International Journal of Biometeorology (2021) 65:2099–2109.

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